Quotas de femmes pour les postes de direction: l’objectif de l’UE est d’atteindre 40% de femmes d’ici 2020

Dans l’UE, seulement 13,7% des postes les plus élevés dans les grandes entreprises sont occupés par des femmes. L’objectif de l’Union européenne est d’atteindre 40% de présence féminine d’ici 2020 dans les plus hautes instances décisionnelles des grandes entreprises. En effet, avec cela l’UE veut suivre la voie tracée en premier lieu par la Norvège, un pays qui a réussi à faire passer les femmes au sein des conseils d’administration de leurs entreprises de 7% en 2002 à 44% en 2010 grâce à une loi sur frais.

Toutefois la vérité est que, d’après l’exemple norvégien, non seulement controversé, mais qui ne manque pas de susciter une certaine « méfiance » parmi ses collègues européens, nous devons tirer une conclusion fondamentale: il peut être atteint, mais aucun système de quotas ne sera d’une quelconque utilité (et ne restera qu’un apparat) s’il n’est pas accompagné d’autres politiques d’égalité parallèles et efficaces: politiques de conciliation puissantes, congé de paternité, etc.

Dans une récente interview, les députés Evelyn Regner et Rodi Kratsa-Tsgaropoulou ont fourni quelques clés que je considère tout à fait correctes lors de l’évaluation de la question des quotas de femmes dans les entreprises:

Premièrement, « il est un fait avéré que si les femmes étaient mieux traitées dans les rangs inférieurs de la hiérarchie de l’entreprise, elles n’auraient pas besoin de mesures particulières pour accéder aux conseils d’administration ». Nous sommes tout à fait d’accord, et avec elle, nous arrivons à une autre conclusion: nous devons agir à partir des inégalités de base au travail.

Deuxièmement, « la performance des entreprises serait renforcée ». Il ne fait aucun doute que le capital humain gaspillé avec des femmes sous-payées et occupant des postes inférieurs à leurs capacités et à leurs talents est immense (et une négligence qui nous empêche de sortir de la crise).

Troisièmement, la « flexibilité » qui doit accompagner une mesure telle que les quotas. On ne peut pas prétendre imposer un quota de 30% de femmes au conseil d’administration d’une entreprise où la plupart de ses salariés sont des hommes.

Enfin: « la présence féminine va changer la façon de travailler et de voir les choses ». C’est vrai, et ce sera également bénéfique.

Parallèlement à ces mesures, une base de données des «femmes prêtes à siéger au conseil d’administration» a été lancée fin 2012, à l’initiative d’un groupe d’écoles européennes de gestion d’entreprise. La base de données contient les noms de 8 000 femmes qui répondent aux critères stricts de gouvernance d’entreprise définis par les sociétés cotées en bourse et qui sont bien qualifiées et désireuses de siéger au conseil d’administration.

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